
Réflexologie : présentation
Différentes réflexo-thérapies
Il existe diverses réflexologies : plantaire, crânienne, faciale, palmaire, la sympathicothérapie, l’auriculothérapie, iridologie....
Tous les organes des sens (œil, oreille, nez, bouche, peau) ont pour rôle d’apporter des informations extérieures du corps. Ils révèlent aussi l’état intérieur de nos organes.
Bien que les approches de la réflexologie soient diverses (chinoise, africaine, thaï ou occidentale) selon les écoles de formations et les zones du monde dans lesquelles les formations ont lieu, elles tendent toutes à libérer des tensions du corps et de l’esprit, en rétablissant un bon fonctionnement du corps humain, le but étant l’homéostasie.
Celle que je pratique le plus est la réflexologie plantaire. Telle que pratiquée en occident, elle s’apparente au massage et à la relaxation.
Réflexologie plantaire
La réflexologie plantaire est une discipline naturelle qui agit par digitopuncture sur des zones réflexes localisées dans les pieds.
Le pied est la représentation miniaturisée du corps humain.
On retrouvera chaque glande, organe, partie du corps dans des points précis du pied. Une pression sur ces points produit un effet réfléchit dans le corps.
Grace à environ 7200 terminaisons nerveuses présentes dans le pied, le réflexologue pourra par le biais du toucher donner des informations au cerveau.
Le système endocrinien, maître de nos humeurs et libérateur d’hormones, sera stimulé. Il est directement lié au système nerveux, qui joue un rôle de transmetteur.
Habillement combiné, un protocole personnalisé sera effectué après prise de contact et échange avec la personne qui va accueillir la séance.
Le praticien pourra par un toucher spécifique aider le corps à :
- Eliminer les toxines
- Atténuer le stress, car le soin procure une grande relaxation
- Redynamiser l’organisme
- Favoriser la circulation ( sanguine, énergétique, lymphatique)
- Stimuler le corps pour qu’il retrouve son équilibre ou homéostasie
La réflexologie est reconnue pour diminuer le stress,
détendre le corps et l’intellect.
elle aide le corps à retrouver son équilibre naturel,
stimule les fonctions d’élimination de l’organisme,
améliore la circulation, soulage les maux.
Elle est souvent libératrice et agit sur le plan physique et émotionnel de la personne.

Les voies neuro-réflexes
Pratiquée régulièrement, la réflexologie va aider le corps dans ses fonctions d’élimination et d’auto-régulation, de circulation. de tous les liquides, fluides du corps.
Par voie de conséquence elle allègera et aidera à l’élimination des toxines et à la non-stagnation des produits toxiques.
Les zones réflexes révélant des perturbations, des tensions, seront travaillées afin de les aider à se réduire voire à disparaître.
Dans un premier temps, le toucher cutané passe par les voies rapides et involontaires du système nerveux.
Il va procurer une sensation de détente comme un massage des pieds.
Mais au delà de cette détente, la réflexologie va induire de nouvelles voies neuro-réflexes.
Les stimuli donnés par l’impulsion du toucher vont circuler via la moelle épinière jusqu’au cerveau et l’information sera redistribuée jusqu’aux organes. Ainsi le système nerveux va donner l’information.
Les endorphines libérées par le système endocrinien transportées via le système cardio vasculaire, vont procurer une sensation de bien-être général ; ce sont des analgésiques très puissants.
Une pratique régulière de la réflexologie va tendre à renforcer ces voies neuro-réflexes et à les rendre plus efficaces.
Pratique à l’hôpital
En milieu hospitalier, particulièrement en cancérologie, la réflexologie fait partie des soins de supports.
La réflexologie s’inscrit comme une approche complémentaire. Elle procure une action sur la détente du système nerveux central et périphérique, elle a un effet sur la diminution des états d’angoisses et anxiétés.
Le soin de réflexologie apporte un réajustement des fonctions neurovégétatives en diminuant certains effets indésirables et secondaires liés aux traitements de chimio thérapie et radiothérapie (neuropathies, paresthésies, fatigue, constipation, nausée, migraines...).
Le rôle du réflexologue dans le domaine de la cancérologie s’inscrit dans une dynamique de soulagement, d’apaisement et d’accompagnement avec un geste thérapeutique mesuré.
Particulièrement en oncologie, elle apaise les tensions psychiques liées à l’annonce de la maladie. Le stress de l’annonce peut engendrer des perturbations physiologiques et être perçues comme douloureuses psychologiquement et physiquement. On sait aujourd’hui qu’il y a une interrelation entre le psychisme et le corps, et réciproquement.
C’est pourquoi, une personne qui souffre en raison d’un traumatisme physique (intervention chirurgicale, accident, par exemple), peut ressentir une ou des douleurs qui si elles deviennent chroniques peuvent engendrer une modification du comportement. De même si la personne est préoccupée, déprimée, stressée ; elle peut développer des tensions qui si elles s’installent ou s’aggravent pourront altérer sa santé.
En complémentarité avec la médecine traditionnelle, la réflexologie limite les effets secondaires de certains traitements lourds.
Je pratique à l’hôpital depuis février 2015, j’exerce dans le service gynécologie et oncologie.
En gynéco, après information du bureau des infirmières je propose aux personnes qui se feront opérer le lendemain une séance afin de les détendre de les déstresser, de leur permettre de passer une meilleure nuit et de demander moins d’analgésique au réveil de l’anesthésie.
Dans le service d’oncologie, les infirmières du service me demandent de proposer un soin aux personnes recevant une première chimio, ou me signalent une personne particulièrement anxieuse, ou douloureuse que j’irai voir en priorité, puis les personnes qui ressentent des effets secondaires de la chimio, nausée, fatigue, neuropathies, paresthésies…
Un peu d’histoire
La réflexologie est une technique très ancienne, qui a traversé les âges et les continents.
On retrouve des traces de son existence en Chine, où l’on pense qu’elle est née il y a environ 5000 ans, puis en Egypte, en Amérique chez les indiens Cherokees.
La réflexologie plantaire moderne a principalement été développée par une physiothérapeute américaine : Eunice Ingham. Elle travailla sur des milliers de pieds, qu’elle avait remarqué comme étant plus sensibles que les mains (7200 terminaisons nerveuses).
Elle mit au point une cartographie des zones réflexes plantaires en 1935. A l’époque elle expérimenta diverses techniques et compris que la main du praticien permettait de meilleurs résultats que des pressions mécaniques outillées.
Elle affina ses recherches et constata que des pressions alternées étaient plus efficaces qu’une pression constante.
Elle développa sa technique et créa les premières écoles de réflexologie jusque dans les années 70. Depuis relayée dans ses enseignements par L’institut International de Réflexologie.
Elle publia 2 livres « Ce que les pieds peuvent raconter » et « ce que les pieds ont raconté grâce à la réflexologie ».
A la fin du XIX ème et début du XXème siècle, plusieurs chercheurs et médecins ont étudié le fait qu’une stimulation d’une partie du corps agissait sur une partie éloignée.
En Angleterre, Sir Henri Head, neurologue a développé une cartographie « les zones de Head » (relation entre segment de peau et organes internes).
Aux Etats-Unis, c’est le docteur Fitzgérald qui développa la théorie des 10 zones.
Il divise le corps en 2x5 zones et constate qu’une stimulation dans une zone a des répercussions sur des organes appartenant à la même zone.
